Anniversaire Lupicia Paris – Japanese Delights – Kama-iri Cha Gôkase

Hello !

Nous y sommes, c’est la suite et fin de mes aventures parisiennes sous le drapeau du Japon ! Curieux ? Retrouve les précédents articles ici, et ici ! Pour aujourd’hui, il s’agit de te raconter le second et le troisième temps fort de l’anniversaire de Lupicia Paris : le séchage du thé par le maître Yôichi KOROGI et la découverte d’une illustration accompagnant un thé, par une élève des Beaux-Arts de Paris. Tu peux également lire l’article d’Estelle sur notre formidable journée, ici ♥ !

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Yôichi KÔROGI

Séchage du Kama-iri Cha « GOKASE »

Yôichi KÔROGI est agriculteur producteur de thé et Maître Thé au Japon. Je pense qu’il est important d’expliquer qu’il gère l’entière production de ses thés, et cela commence par la casquette de l’agriculteur, il est d’ailleurs cinquième de sa génération et a pû profiter de l’expérience de son père et de son grand-père. C’est un producteur de thé qui a été primé 14 fois par le ministère de l’agriculture du Japon et qui travaille à partir d’un cultivar Yabukita (cultivar = terroir). (Le cultivar Yabukita est le terroir/la variété de théiers la plus répandue au Japon). Il effectue au printemps seulement deux récoltes contre trois, pour laisser aux feuilles tout le temps de se déployer, aucun pesticide n’est utilisé.
Le thé est cultivé dans la région de Miyazaki (4ème région productrice de thé), dans la commune de GOKASE, où l’on produit majoritairement du Kama-iri cha, d’ailleurs Yôichi KÔROGI est un spécialiste très respecté de ce type de thé. Les théiers sont exposés à plus de 600 mètres d’altitude, et soumis à des aléas de températures en tout genre !

Yôichi KÔROGI est venu en France avec plusieurs lots de thés qui ne sont pas tout à fait terminés, pour finaliser sous nos yeux la fabrication du Kama-iri cha de GOKASE.. Le Kama-iri Cha, 釜炒り茶, est un thé vert d’origine japonaise. C’est un thé qui est cultivé exclusivement sur l’île de Kyushu (antérieur au Sencha). Le Kama-iri Cha est une variété de Tamaryoku-cha* qui se distingue visuellement du Sencha* : il est torsadé et non pas plié. Son mode de préparation est emprunté à la Chine : les feuilles sont torréfiées, pour stopper leur oxydation, dans de grandes poêles chaudes et constamment agitées pour éviter la carbonisation. (pour les Sencha, cela se fait par des jets de vapeur). Il n’y a pas de méthode de fabrication standard dans la fabrication du Kama-iri Cha, ainsi la couleur et le lustre des feuilles peuvent varier d’un cultivar et d’un producteur à un autre.

Tamaryoku-cha *

Sencha *

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Kama-iri Cha « Gôkase »

Mr Le Theuff, le responsable de la boutique Lupicia Paris, est notre traducteur et nous explique les gestes de Yôichi KÔROGI.
Le Maître Thé verse le thé dans une sorte de grande poêle qui ici a été fabriquée par lui-même. Il va procéder au séchage du thé en le brassant à l’aide d’un éventail. Le geste rapide va permettre au thé de bien s’aérer et surtout, de ne pas carboniser ! Le geste doit être parfaitement maîtrisé. Ce brassage du thé au contact de l’outil chaud (60°c si je me souviens bien) va laisser un parfum très vert et herbeux dans la boutique !
De temps en temps, Yôichi KÔROGI prend une poignée de thé et le sent profondément, puis il poursuit le brassage jusqu’à obtention de l’odeur désirée, et c’est à cet instant que l’on comprend les années d’expérience du Maître Thé. Il verse finalement le thé dans un large panier. Le Kama-iri cha est vert vif, joliment torsadé ; son parfum embaume un mélange d’herbe fraîche et de légère torréfaction ! Nous pouvions toucher et goûter les feuilles de thé, mais va savoir pourquoi, je ne l’ai pas fait et clairement je regrette ! Je devais avoir la tête dans les sushis à ce moment là !

Bien entendu, on nous offre une dégustation du Kama-iri cha « Gokase » séché la veille en boutique. Regret n°2, je n’ai pas suffisamment profité de la dégustation puisque je papotais. Je me souviens de saveurs rafraîchissantes malgré la chaleur, et vives en bouche, une symbiose des arômes verts et iodés et une astringence qui appuie la note umami en longueur. (et la question est : pourquoi ne l’ai-je pas acheter ? pourquoi, pourquoi, pourquoi ?) C’est par ailleurs, comme je le disais hier, un thé qui se marie à la perfection au Saumon !

Si tu souhaites le déguster (ou me l’offrir), il est disponible en quantité très limitée sur le site de Lupicia, ici ♥ !

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illustration Pauline Lavogez

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Vernissage du concours en collaboration avec les Beaux-Arts

En amont de cet événement, LUPICIA et l’école des Beaux-Arts de Paris ont organisé un concours, il s’agissait d’imaginer une création graphique pouvant illustrer une boite de l’un des thés. La lauréate du concours, Pauline Lavogez, voit donc sa création graphique orner fièrement la boite du Gyokuro « Katsura ». La réalisation qui rappelle les estampes est joliment rehaussée de lignes dorées ! Je t’ajoute également deux photos de deux créations que j’ai trouvées vraiment intéressantes : le Morning tea et ses inspirations pop qui donnent envie de se lover dans le fauteuil de l’illustration, et, le Ceylan Uva qui rappelle l’univers de Miyazaki (Ghibli).

Le Gyokuro Katsura illustré par Pauline Lavogez est disponible en quantité très limitée sur le site de Lupicia, ici ♥ !

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Bien entourée par Yôichi KÔROGI et Junpei ONO

L’événement se termine sur une longue conversation que nous partageons, Estelle et moi, avec Mr Le Theuff, le responsable de Lupicia Paris. Je peux lui poser plusieurs questions qui me trottaient dans la tête depuis un long moment, dont la fameuse question de l’origine des thés et de leur aromatisation. Sans entrer dans les détails, je suis vraiment satisfaite d’apprendre que Lupicia gère la quasi totalité du processus de fabrication des thés (nature comme aromatisés). Ils reçoivent le thé brut, le transforme, l’aromatise et le conditionne. Une antenne s’occupe du conditionnement des boutiques étrangères qui ne recevront pas tous les thés à la carte. La raison est très simple, certains thés ne passant pas les analyses sanitaires ultra-strictes de la France, nous nous retrouvons à Paris avec des thés, qui ne sont certes pas estampillés pompeusement « BIO », mais qui constituent « la crème de la crème » de la carte des thés japonais. Par ailleurs, les analyses japonaises étant déjà très rigoureuses, tu peux tout de même acheter n’importe quel thé si tu as la chance de voyager au Japon, sans la moindre crainte !

Il y aurait encore des MILLIARDS de choses à dire à propos de la marque de thé préféré des Japonais, mais pour aujourd’hui, tu as eu déjà beaucoup de lecture ! Mais je pense que tu commences à être habitué, je ne reste jamais trop longtemps sans parler de Lupicia !

Affaire à suivre 😉

Je remercie LUPICIA pour ses instants précieux, une fois de plus, je repars satisfaite de l’accueil, du conseil, des produits !

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